Portrait

du secteur

Le secteur du BTP constitue un des secteurs phares de l’économie malgache et représentait jusqu’à 2008 un secteur en forte croissance (+27.6%). Sur le plan global, la contribution de ce secteur au PIB à prix courant est passée de 3,2% en 2006 à 4,74 % en 2008, pour un chiffre d’affaires global de 874 Milliards d’Ariary.

Dépendant fortement des projets d’investissements publics et privés (tourisme, immobilier, projets industriels notamment), son développement s’est trouvé fortement affecté par le ralentissement de l’économie. Le secteur inclut des grands groupes internationaux, aussi bien que des petites et moyennes entreprises locales.

En 2006 (derniers chiffres INSTAT disponibles), le secteur comptabilisait 3555 entreprises (formelles), dont :

  • 45% de très petites entreprises (TPE),

  • 53% de petites et moyennes entreprises (PME),

  • Et 1,2 % de grandes entreprises (GE).

 

A noter, les GE représentent jusqu’à 40 % de l’activité du secteur BTP, la part d’activité du secteur informel est estimée à environ 30%.

 

Les organisations professionnelles représentant le secteur BTP :

  • Le Syndicat SE-BTP (40 entreprises adhérentes, PME et grandes entreprises, les plus structurées, membre du GEM (Groupement des entreprises de Madagascar, organisation la plus représentative des entreprises)

  • Et la FPME-BTP (360 entreprises adhérentes, plutôt de petite taille, avec des besoins spécifiques)

Les bassins d’activité jugés les plus dynamiques sont Antananarivo, Toamasina, Toliara et Antsiranana. L’important volume d’investissement réalisé dans le secteur minier en 2008 (essentiellement par Rio Tinto et Sherritt) a entraîné un développement des chantiers BTP (avec une forte présence d’entreprises internationales), qui toutefois a connu une baisse d’activité de 17.9% en 2009 par rapport à 2008 et de 17.7% en 2010 par rapport à 2009, soit plus de 35% en 2 ans.

 

Dans le cadre du « Plan de relance économique » – GEM, juillet 2009 – les membres du GEM préconisaient les mesures suivantes afin de soutenir l’activité du secteur BTP :

  • Simplification des procédures de marchés publics afin d’accélérer la commande publique et en faciliter l’accès des PME, tout en préservant les principes de base du marché public à savoir l’égalité de traitement et la transparence des procédures ;

  • Augmentation des avances versées et réduction des délais de paiement (le secteur BTP supporte des charges financières multiples : mise en place des cautions de soumission et des cautions contractuelles ; arriérés de paiement ; financement des investissements en matériels et équipements)

  • Remboursement accéléré des créances détenues sur l’Etat par les entreprises.

  • Réduction des taux d’intérêt.

  • Renforcer le rôle effectif de l’Autorité Routière de Madagascar : L’Autorité Routière de Madagascar existe déjà, mais ne fonctionne pas encore de façon satisfaisante. La mise en place effective de cette institution faciliterait beaucoup la gestion du réseau routier, et en particulier la réalisation des chantiers routiers.

  • Améliorer la sécurité des biens et des personnes

L’activité du secteur du Bâtiment et des Travaux Publics à Madagascar s’exerce sur les filières et les métiers supports aux activités suivantes :

  • Industries minières et extractives (construction de réseaux d’exploitation de mines, transport minier, maintenance hydromécanique des engins de chantiers, forage),

  • Immobilier (structures et gros œuvre, enveloppe extérieure, équipements techniques (électricité, froid/climatisation, installations sanitaires), aménagements et finition,

  • Infrastructures routières et de production d’énergie (terrassement, gestion et traitement des eaux de récupération, réalisation/fabrication/édification des œuvres d’art et édifices de production d’énergie)

Les besoins en compétences prioritaires sont :

  • Les métiers de base exercés par les ouvriers professionnels et qualifiés et des techniciens : maçons/coffreurs, plombiers, conducteurs d’engins, mécaniciens de chantier, chefs de chantiers/conducteurs de travaux

  • Les fonctions transversales (techniciens, ingénieurs) : logistique, management, gestion, hygiène & sécurité, compétences nécessaires pour prendre en charge de nouvelles fonctions liées à l’évolution des besoins des entreprises et à la complexité des processus de production.

  • Les TPE ont des besoins d’accompagnement spécifiques liés à la structuration et au management de leur activité, essentiels pour concourir à la compétitivité du secteur.