Cadre

macro-économique

A Madagascar le secteur du BTP est une activité structurante qui soutient tous les grands programmes d’investissement du pays (infrastructures routières, portuaires, minières, bâtiment industriels, de services publics et sociaux, logement, etc.). Dépendant fortement des projets d’investissements publics et privés, son développement s’est trouvé fortement affecté par le ralentissement de l’économie.

Depuis 2009, Madagascar s’enlise dans une crise politique ayant des impacts négatifs sur la situation économique. A cela s’ajoute des effets de la crise financière mondiale. Les effets conjugués des deux crises sur la situation du secteur économique malgache ont des conséquences sur la baisse du volume des exportations, ralentissement des investissements directs étrangers (IDE), et gel de l’aide publique au développement (APD). L’analyse des impacts de la crise politique fait ressortir que certaines difficultés lui sont directement imputables avec des conséquences plus ou moins graves selon les activités, ou les zones géographiques concernées. Mais il existe des dysfonctionnements qui tirent leur origine des problèmes structurels qui existaient déjà avant la crise locale ou sont consécutifs à la crise financière internationale.

La relance économique passera nécessairement par la mise en œuvre d’une politique favorisant l’environnement juridique et financier des affaires, ainsi que par des investissements publics comme les infrastructures sanitaires, routes et les logements sociaux d’une part, et des investissements privés, entre autre les constructions d’infrastructures dans les différents secteurs industriels, d’autre part.

 

Données macro-économiques

La croissance économique est très faible. Elle est passée de -4,1% en 2009 à 0,5% en 2010.

(TBE 2011, INSTAT). Ces chiffres traduisent un ralentissement général des activités économiques. A titre d’illustration, les ventes des 100 plus grandes entreprises (représentant 1/3 du PIB) ont diminué de 25%.

Les secteurs secondaires et tertiaires ont subi de plein fouet les impacts de la crise en 2009 avec une chute respective de -7,8% et de -7,5%, contrairement au secteur primaire lequel a affiché une croissance positive de 8,5% grâce à des conditions climatiques assez favorables et aux effets de l’intensification menée dans le cadre de la politique de la révolution verte du régime antérieur.

En 2010 et pendant le premier semestre 2011, ces secteurs secondaires et tertiaires ont repris quelque peu de la vigueur en enregistrant une modeste progression de 0,2% et de 1,7%.

Cependant les évolutions sont contrastées d’une branche d’activité à l’autre ; la consommation d’énergie et d’électricité (notamment dans le secteur industriel), l’achat de véhicules neufs (+ 7.5%), et les ventes de ciment ont augmenté durant le 1er semestre 2010 comparativement à 2009. Il semble qu’une minorité a pu exercer une traction positive, mais limitée, dans ces branches d’activités.

La croissance assez timide du secteur secondaire est très inégalement répartie entre les branches d’activités et est tirée essentiellement par les mines. Cela signifie qu’une grande partie de l’industrie, notamment le textile, le bois, les matériaux de construction et le bâtiment et travaux publics, souffre des conséquences socio-économiques de la crise politique, du fait en particulier des difficultés d’acheminement des biens et difficultés d’approvisionnement et de distribution.

Les BTP sont très touchés par cette crise affichant une croissance négative de -17,7% en 2009. L’absence de l’investissement externe et l’effritement de l’investissement public suite à l’adoption de la politique d’austérité, réduisant de 47% les dépenses publiques entre 2008 et 2010, expliquent la difficulté de cette branche d’activité à rebondir en 2010 et 2011. Compte tenu de l’importance de cette branche dans l’économie, sa récession entraîne à la baisse le taux de croissance du PIB.

L’économie se maintient par la relative vitalité du secteur dit informel, en raison de la capacité à initier une activité économique ; mais la dernière étude de l’INSTAT révèle une grande précarité de ce secteur. L’inflation a grimpé, passant de 3% en 2008 à plus de 9% en 2010, à cause essentiellement de la hausse des prix des produits alimentaires, plus particulièrement le riz.

Les effets conjugués de ralentissement des activités économiques et l’inflation ont des répercussions grandissantes sur la pauvreté, l’insécurité et la situation de l’emploi.

       Situation de l’emploi

 

De nombreuses entreprises ont été obligées de licencier ou de mettre leur personnel en chômage technique. Le taux de chômage a crû de 13,9% au premier trimestre 2011 par rapport à la même période en 2010. Le ratio offre/demandes d’emploi chute et passe de 0,67 au premier trimestre 2010 à 0,22 au premier trimestre 2011 1. D’autant plus que l’étude Ruralstruc Phase I2 a évoqué l’arrivée d’une cohorte de 300 000 jeunes par an sur le marché du travail. D’où l’importance de la formation professionnelle pour atteindre un objectif d’adéquation emploi- formation.

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